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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /Mai /2007 03:27
 

 

     
       Entourée de Murailles comme l'on le ferait avec une pièce de diamant, Safi voit tous les jours les vagues de l'océan qui caressent ses pieds et entoure sa splendeur pour résoudre les énigmes qui entourent son histoire...

     Je vous laisse découvrir quelques étapes significatifs dans l’histoire de la ville de safi.
 
      Safi est une petite ville d'environ 260.000 habitants, dont on ignore les vraies circonstances de sa création.
De nombreux auteurs anciens lui attribuent une origine phénicienne et émettent l'hypothèse que cette ville a été un comptoir lybico-phénicien très florissant. Toutefois on peut admettre, sans risque grossier que Safi était, à l'origine, avant l'époque phénicienne, une bourgade berbère.
 
     Cette ville s'étale en bordure de l'Atlantique, au fond d'une anse encadrée de falaises. Elle offre le triple attrait d'anciens édifices portugais, d'un port très actif et d'une cité vivante et en plein développement.
 
 

      Certains historiens considèrent  SAFI comme étant  l’une des plus anciennes villes du Royaume du Maroc. L’historien Français BERGET, estime que cette ville porte le nom du plus grand saint de KANAAN en l’occurrence ASSAFI et ce, au XIIéme siècle avant J.C. lorsque s’y installent les réfugiés KANAANS fuyant l'invasion des hébreux. Mais selon plusieurs chercheurs, le mot SAFI est d’origine berbère qui signifie ASSIF (cours d’eau). Effectivement la ville de SAFI est traversée par l’oued Chaâba . Enfin, d'autres historiens voient l'origine du nom de la ville l'anecdote du conquérant arabo-musulman Oqba Ibn Nafii, lors de la conquête du Maroc , et qui se serait arrêté à Safi , devant la mer, devant l'impossibilité d'aller plus loin, il aurait eu des regrets : "wa assafah" (que sont grands mes regrets). 
 
      A la fin du XII siécle, Abou Mohamed Saleh, Saint Patron de la ville depuis, fonde un ribat ou couvent fortifié, dans un faubourg mitoyen de la ville, qui allait donner à Safi une fonction religieuse, de portée nationale et internationale. Il institue, en effet, deux ordres religieux, les premiers du genre organisés au Maroc, une Tariqa ou voie mystique et la Tafa des Houjjaj, remarquable organisation du pélerinage à la Mecque, à travers un immense réseau de centres d'accueil (Sijilmassa, Tlemcen, Bougie, Barqa, Alexandrie,...), à une époque ou cette obligation était suspendue pour des raisons d'insécurité.

     A la fin du XV siècle, la pression portugaise s'accentue, et aboutit à l'occupation de la ville qui va durer de 1509 jusqu'à sa reprise par les Saadiens, en 1541. Safi était alors la principale place portugaise fortifiée pour le contrôle de la région maritime. Sous les portugais au XVème Siècle, le rôle de SAFI se raffermit. SAFI Connut alors un grand essor urbanistique, commercial et maritime. D'ailleurs, le 17 juin 1499, par décision du Pape, Safi est devenu un archevêché, comprenant Eljadida, Azemmour, Oualidia et Swira Qudima.

       La communauté juive qui y est vit est importante et n'est pas installée dans un mellah. L'existence de cultes mixtes, judéo-musulman, tel celui rendu jusqu'au milieu du XX siècle aux Oulad Zmirro, les sept saints juifs enterrés à Safi, témoigne de l'entente qui prévaut depuis plusieurs siècles entre les deux communautés.
 
      AU XVIIème siècle, grâce au développement des échanges qu’a connu le Port de SAFI, plusieurs puissances d’Europe (France, Angleterre, Hollande et Danemark) se sont intéressées à la région, ce qui a amené les Sultans du MAROC à conclure des conventions de coopération commerciale avec ces pays en vue de faire prospérer la région. Dès le XIX ème siècle, la ville commence à décliner.

      A partir de 1920, le port de Safi est l'objet d'extensions progressives, fonction de l'accroissement de l'exportation des phosphates. Mais c'est au cours de la seconde guerre mondiale, que la flottille de pêche va connaître une croissance considérable liée au développement de la conserve qui fera de Safi, au début des années 1950, le premier port sardinier du monde, pour la pêche et la conserverie. Safi est aussi célèbre pour l'activité de ses potiers, attestée dès le XII siècle. Cette activité a connu un regain d'intensité au XIXème siècle, et une renaissance progressive, grâce à la création, vers 1920, d'une école de céramique et d'un atelier pilote, avec Maitre Lamali, qui ont permis de renouveler et de perpétuer cette activité sur la Colline des Potiers.
 

 
 
 
 
 
 
 
Par hassan.ma - Publié dans : hassan.ma
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